Rupture conventionnelle : les trois points que personne ne relit avant de signer
La rupture conventionnelle passe pour la sortie tranquille du contrat de travail. Elle l'est souvent. Mais trois points du formulaire décident du montant que vous toucherez, et ils se règlent avant la signature, pas après.
Le montant de l'indemnité
L'indemnité de rupture conventionnelle ne peut pas être inférieure à l'indemnité légale de licenciement. Beaucoup de propositions s'arrêtent exactement à ce plancher, alors que la convention collective applicable prévoit fréquemment davantage. Le premier réflexe consiste donc à ouvrir la convention collective mentionnée sur votre bulletin de paie et à comparer.
Le second réflexe est de vérifier l'assiette : l'ancienneté se compte jusqu'à la date de rupture envisagée, primes et treizième mois compris dans le salaire de référence.
La date de rupture
Entre la signature et la fin du contrat s'intercalent un délai de rétractation de quinze jours calendaires, puis l'instruction de la demande d'homologation par l'administration. La date que vous inscrivez engage vos droits au chômage : trop tôt, elle est invalide ; mal calculée, elle décale votre inscription et votre premier versement.
Ce que le formulaire ne dit pas
La rupture conventionnelle solde la rupture du contrat, pas les créances antérieures. Des heures supplémentaires impayées, une prime due ou un rappel de salaire restent réclamables ensuite, sauf si le document comporte une clause de renonciation globale. Cette clause n'a rien d'obligatoire, et sa portée se discute.
Ce qu'il faut apporter à un rendez-vous
Le contrat et ses avenants, les douze derniers bulletins de paie, l'intitulé exact de la convention collective, la proposition écrite de l'employeur et, s'il y en a eu, les comptes rendus des entretiens.
Une relecture avant signature relève du forfait de 650 € TTC, qui couvre l'analyse, le chiffrage de l'indemnité et la négociation avec l'employeur.